24/05/2017

La France a commis des atrocités sur 5 continents...

HISTOIRE de l’IMPERIALISME FRANÇAIS,

des ATROCITES et des DEPORTATIONS

commises par la FRANCE sur 5 CONTINENTS

 

Fours crématoires, fonderies de graisse humaine, tanneries de peaux de la même origine, bateaux à fond percé pour les noyades en Vendée, gégène déjà au Vietnam, massacres au Maghreb, « enfumades » (19e), gégène et fours crématoires en Algérie, génocide au Cameroun, participation au génocide tutsi au Rwanda, …

Le jacobinisme français a inspiré directement le nazisme, le fascisme, le communisme.

16:09 Écrit par justitia&veritas | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

(suite)

 

18e fin

France

génocide franco-français, La Vendée

FRATERNITE

 

La guerre de Vendée, premier génocide des temps modernes.

Le général Westerman rendant compte à la Convention de la mission qu’elle lui avait confiée déclare : « Il n’y a plus de Vendée, elle est morte sous notre sabre libre avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l’enterrer dans les marais de Savenay. J’ai écrasé les enfants sous les pieds de mes chevaux, massacré les femmes qui n’enfanteront plus de brigands. Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher. J’ai tout exterminé ... Les routes sont semées de cadavres. Il y en a tant que sur plusieurs points, ils font des pyramides. »

Et R. Sédillot commente : « c’est par avance la technique d’Oradour multipliée à plaisir. Au Mans en décembre 1793, on fusille par feu de pelotons, on écrase les enfants, on viole les femmes. Dans un délire de sadisme, on introduit dans le corps des victimes des cartouches auxquelles on met le feu ... »

Reynald Secher dans son « Génocide franco-français » (Le génocide franco-français : la Vendée Vengé, PUF 1986) apporte lui aussi des précisions horrifiantes sur la barbarie des révolutionnaires inventeurs des premiers fours crématoires. »

" Un délire de sang et de sadisme s'empare des soldats :  ils se réservent comme butin de guerre les femmes les plus distinguées et les religieuses. Ils dépouillent les cadavres de leurs vêtements, et les alignent sur le dos... ils appellent cette opération . "mettre en batterie...". "Ils vont, raconte de Béjarry, jusqu'à introduire dans le corps des victimes des cartouches auxquelles ils mettent le feu" (...). « Des prisonniers, dit l'abbé Deniau, vieillards, femmes, enfants, prêtres sont traînés vers Ponthière pour y être fusillés. Un prêtre vieux et infirme ne pouvant suivre, un soldat le transperce avec sa baïonnette et dit à l'un de ses camarades : 'prends-en le bout'.  Ils le portent jusqu'à ce que le malheureux ait rendu le dernier soupir. » Un charroyeur de cadavres, raconte un témoin, embrochait les victimes avec une fourche et les entassait dans sa charrette. Les Bleus sabrent sans répit : "J'ai vu (des cadavres), écrit le représentant Benaben, sur le bord du chemin, une centaine qui étaient nus et entassés les uns sur les autres, à peu près comme des porcs qu'on aurait voulu saler..."

Vingt-sept Vendéennes, avec leurs enfants, ramenées de Bonnétable en charrette, sont tuées, place des Jacobins, par les tricoteuses. « Voilà la plus belle journée que nous ayons eue depuis dix mois ", s'exclame Prieux.

Un citoyen au représentant du peuple Minier explique qu’on a eur ecours à des moyens plus radicaux et pus efficaces que la guillotine:

" Mon ami, je t'annonce avec plaisir que les brigands sont bien détruits. Le nombre qu' on en amène ici depuis huit jours est incalculable. Il en arrive à tout moment. Comme en les fusillant c'est trop long et qu'on use de la poudre et des balles, on a pris le parti d'en mettre un certain nombre dans de grands bateaux, de les conduire au milieu de la rivière, à une demi-lieue de la ville et là on coule le bateau à fond. Cette opération se fait journellement. »

La procédure est simple : on entasse la cargaison humaine dans une vieille galiote aménagée de sorte de sabords; une fois au large, on les fait voler en éclats à coups de hache : l'eau gicle de toutes parts et en quelques instants tous les prisonniers sont noyés. Ceux qui en réchappent sont immédiatement sabrés (d' où le mot de « sabrades » inventé par Grandmaison) par les bourreaux qui de leurs barques légères assistent au spectacle.

Témoin au procès de Carrier, Guillaume-François Lahennec dépose ainsi:

" D'abord les noyades se faisaient de nuit mais le comité révolutionnaire ne tarda pas à se familiariser avec le crime.  Il n'en devint que plus cruel et dès ce moment, les noyades se firent en plein jour... D'abord les individus étaient noyés avec leurs vêtements; mais ensuite le comité, conduit par la cupidité autant que par le raffinement de la cruauté, dépouillait de leurs vêtements ceux qu'il voulait immoler aux différentes passions qui l'animaient. Il faut aussi vous parler du "mariage républicain" qui consistait à attacher, tout nus, sous les aisselles, un jeune homme à une jeune femme, et à les précipiter ainsi dans les eaux » (...).

La femme Pichot, vingt-cinquième témoin, demeurant à la Sècherie de Nantes, c'est-à-dire juste en face de l' endroit où l' on noie, déclare qu' elle a vu, du 18 au 2 brumaire, des charpentiers faire des trous à une sapine ou gabare : le lendemain elle apprend qu'on avait

noyé « grand nombre de femmes dont plusieurs portaient des enfants sur leurs bras » et qu'un autre jour on trouva 60 prisonniers morts étouffés dans une galiote : on les avait « oubliés » pendant quarante-huit heures.

Carrier se vante devant l'inspecteur de l'armée, Martin Naudelle « d'y avoir fait passer deux mille huit cents brigands » dans ce qu'il appelle « la déportation verticale dans la baignoire nationale », " le grand verre des calotins » ou " le baptême patriotique ».

(p.153) En fait, ce sont 4 800 personnes recensées que la Loire, « ce torrent révolutionnaire » , engloutit au cours du seul automne 1793.

Goullin, le lieutenant de Carrier au terme du procès contre le

proconsul, déclare cyniquement :

« Il faut apprendre de ce tribunal qu'à cette époque les prisons étaient remplies de brigands et que le dessein d'immoler tous les détenus était suffisamment justifié par les circonstances puisqu' on ne parlait que de conspirations. Je soutiens que ces mesures, tout extrêmes qu'elles paraissent, étaient inévitables. Parisiens . si vous avez jugé nécessaire la journée du 2 septembre, notre position était encore plus délicate que la vôtre; ces noyades, toutes révoltantes qu'elles vous semblent, n'étaient pas moins indispensables que le massacre auquel vous vous êtes livrés. "

 

(p.155) 2. La seconde répression organisée par la force légale. - Les passions sont tellement surexcitées pendant cette année 1793 qu' on songe à recourir aux armes chimiques. Un pharmacien d' Angers, Proust, invente une boule contenant d' après lui « un levain propre à rendre mortel l'air de toute une contrée. On pourrait l'employer pour détruire la Vendée par infection; mais des essais tentés sur des moutons sont sans résultat. Carrier propose alors le poison sous forme d' arsenic dans les puits. W estermann a une idée semblable mais plus perfide : il sollicite l'envoi de « six livres d'arsenic et d'une voiture d' eau-de-vie » qu' on aurait laissée prendre aux Vendéens. On ignore pourquoi ce projet n'est pas retenu. Sans doute, comme le précise Simone Loidreau, on n'était pas sûr de la discipline et de la sobriété des troupes républicaines et on craignait qu' elles ne boivent en cachette... Santerre réclame du ministre de la Guerre, le 22 août 1793, « des mines !... des mines à force! des fumées soporatives et empoisonnées !... ". A sa suite, Rossignol demande au Comité de Salut public de bien vouloir envoyer en Vendée le chimiste Fourcroy pour étudier les solutions possibles comme l'explique Santerre :

« Par les mines, des fumigations ou autres moyens, on pourrait détruire, endormir, asphyxier l'armée ennemie. "

Les idées fusent. Certaines semblent avoir même trouvé un commencement d' exécution, témoin cette lettre de Savin à Charette, du 25 mai 1793 :

« Nous fûmes vraiment étonnés de la quantité d'arsenic que nous trouvâmes à Palluau, au commencement de la guerre. On nous a même constamment assuré qu'un étranger, qu'ils avaient avec eux et qui fut tué à cette affaire, était chargé d'assurer le projet d'empoisonnement... »

Pour arriver à leurs fins, les républicains décident alors d'avoir recours aux colonnes infernales, à la flottille dont l'action est presque inconnue, voire insoupçonnée et aux commissaires civils.

(p.156) Le but est de faire de la Vendée un « cimetière de la France », « de transformer ce pays en désert, après en avoir soutiré tout ce qu'il renferme ,, (...).

(p.163) Les officiers subalternes, souvent écoeurés, témoignent eux aussi:

« Amey, écrit l'officier de police Gannet dans un rapport, fait allumer les fours et lorsqu'ils sont bien chauffés, il y jette les femmes et les enfants. Nous lui avons fait des représentations; il nous a répondu que c'était ainsi que la République voulait faire cuire son pain. D'abord on a condamné à ce genre de mort les femmes brigandes, et nous n'avons trop rien dit; mais aujourd'hui les cris de ces misérables ont tant diverti les soldats et Turreau qu'ils ont voulu continuer ces plaisirs. Les femelles des royalistes manquant, ils s'adressent aux épouses des vrais patriotes. Déjà, à notre connaissance, vingt-trois ont subi cet horrible supplice et elles n'étaient coupables que d'adorer la nation (...) Nous avons voulu interposer notre autorité, les soldats nous ont menacés du même sort » (...).

Le président du district le 25 janvier s'en étonne :

« Tes soldats se disant républicains se livrent à la débauche, à la dilapidation et à toutes les horreurs dont les cannibales ne sont pas même susceptibles... »

(p.164) Le capitaine Dupuy, du bataillon de la Liberté, adresse à sa soeur, les 17 et 26 nivôse (janvier 1794) deux lettres tout aussi explicites:

" Nos soldats parcourent par des chemins épouvantables les tristes déserts de la Vendée... Partout où nous passons, nous portons la flamme et la mort. L'âge, le sexe, rien n'est respecté. Hier, un de nos détachements brûla un village. Un volontaire tua de sa main trois femmes. C'est atroce mais le salut de la République l'exige impérieusement (...) Quelle guerre !

Nous n'avons pas vu un seul individu sans le fusiller. Partout la terre est jonchée de cadavres; partout les flammes ont porté leur ravage » (...).

« Les délits ne se sont pas bornés au pillage, ajoute Lequenio. Le viol et la barbarie la plus outrée se sont représentés dans tous les coins. On a vu des militaires républicains violer des femmes rebelles sur des pierres amoncelées le long des grandes routes et les fusiller et les poignarder en sortant de leurs bras; on en a vu d'autres porter des enfants à la mamelle au bout de la baïonnette ou de la pique qui avait percé du même coup la mère et l'enfant » (...).

« J'ai vu brûler vifs des femmes et des hommes, écrit le chirurgien Thomas. J'ai vu cent cinquante soldats maltraiter et violer des femmes, des filles de quatorze et quinze ans, les massacrer ensuite et jeter de baïonnette en baïonnette de tendres enfants restés à côté de leurs mères étendues sur le carreau... »

Beaudesson, régisseur général des subsistances militaires, qui a suivi de Doué à Cholet la division Bonnaire fait la déclaration suivante :

« La route de Vihiers à Cholet était jonchée de cadavres, les uns morts depuis trois ou quatre jours et les autres venant d'expirer. Partout, les champs voisins du grand chemin étaient couverts de victimes égorgées... Çà et là des maisons éparses à moitié brûlées (...). »

Le général Avril, en ventôse an II, se réjouit d'avoir « couché les insurgés de Saint-Lyphard par terre au nombre de cent. Il en a été grillé une quantité dans le brûlis de toutes les maisons du bourg » (...).

En fait, l'action des colonnes infernales dure quatre mois, du 21 janvier environ au 15 mai 1794. Seule la première « promenade » a un plan précis. Turreau ne rencontre que deux problèmes mineurs : le général Duval, que la blessure reçue à la bataille du Moulin-aux-Chèvres rend incapable de marcher, doit mettre sa division sous le commandement du chef de bataillon Prévignaud; à Saint-Florent, le général Moulin, pourtant « aussi bon patriote que ses collègues », ne peut lever qu'une faible colonne de 650 hommes : la plupart des soldats avaient déjà été envoyés en Basse-Vendée.

(p.165) Aussi le 2 février, chaque colonne a gagné l' objectif fixé après avoir exécuté le programme a la lettre. Il est a remarquer, poursuit Simone Loidreau, des degrés divers

dans la cruauté, le sadisme et le sacrilège. On peut dire que les colonnes deux et cinq se signalèrent particulièrement alors que Prévignaud, commandant temporaire de la première, et surtout Bonnaire, général de la quatrième, quoique grands incendiaires, semblent avoir beaucoup moins tué.

(p.166) Le même jour, à La Pommeraie, il « brûle et casse la tête à l'ordinaire ». Le 27, il pénètre à La Flocellière. Chapelain, maire et capitaine de la garde nationale, veut intercéder auprès de lui pour la conservation de son « malheureux bourg ». Grignon menace de le faire

fusiller et ordonne un égorgement général de la population. Il n'hésite pas à tuer même les républicains : « Je sais qu'il y a des patriotes dans ce pays, note-t-il, c'est égal, nous devons tout sacrifier. » Un patriote et sa servante sont ainsi coupés en morceaux. « Quand tout fut sacrifié à Flocellière », selon le maire Chapelain, Grignon veut aller à Pouzauges :

« En vain, l'ex-constituant Dillon, curé du Vieux Pouzauges, essaie de plaider la cause de ses concitoyens; en vain. Grignon y met le feu. Pendant ce temps, suivi de son état-major, il monte au château et fait fusiller cinquante et quelques personnes qui y étaient enfermées. »

 

(p.170) Pour qu'aucun Vendéen ne puisse échapper, Turreau donne ordre aux gardes nationaux des postes frontières renforcés, « de surveiller de jour et d'éclairer de nuit tous les passages pour arrêter quiconque se présenterait ». Il décide aussi de confier à Moulin le commandement de la division qu'il laisse à Cholet. Quant aux autres colonnes, Turreau

n'en reforme que huit qui doivent toujours « marcher à la même hauteur » de façon à pouvoir se prêter main-forte. D'après Robert, général divisionnaire, le 2 avril 1794, l'armée comprend 103 812 soldats, soit 95 73 5 hommes d'infanterie, 4 108 cavaliers, 3 809 canonniers et 160 artilleurs.

Cette troupe se répartit en trois noyaux : la force de l'armée des côtes de Brest, la force de l'armée des côtes de Cherbourg et celle de l'Ouest, plus faible que les deux autres.

La répression est toujours aussi sanglante, comme l'écrit Turreau à Huché, le 1er mars261 :

" Courage, mon camarade et bientôt les environs de Cholet seront nettoyés de rebelles. Si chaque officier général ou supérieur les tuait comme toi par centaines, on en aurait bientôt trouvé la fin. »

 

(p.172) Horribles sont les descriptions que Peigné et l'abbé font de la tuerie :

" Là c'étaient de pauvres jeunes filles toutes nues suspendues à des branches d'arbres, les mains attachées derrière le dos, après avoir été violées, Heureux encore quand, en l'absence des Bleus, quelques passants charitables venaient les délivrer de ce honteux supplice. Ici, par un raffinement de barbarie, peut-être sans exemple, des femmes enceintes étaient étendues et écrasées sous des pressoirs. Une pauvre femme, qui se trouvait dans ce cas, fut ouverte vivante au Bois-Chapelet, près Le Maillon. Le nommé Jean Lainé, de La Croix-de-Beauchêne, fut brûlé vif dans son lit où il était retenu pour cause de maladie. La femme Sanson, du pé-Bardou, eut le même sort, après avoir été à moitié massacrée. Des membres sanglants et des enfants à la mamelle étaient portés en triomphe au bout des baïonnettes.

" Une jeune fille de La Chapelle fut prise par des bourreaux, qui après l'avoir violée la suspendirent à un chêne, les pieds en haut. Chaque jambe était attachée séparément à une branche de l'arbre et écartée le plus loin possible l'une de l'autre. C'est dans cette position qu'ils lui fendirent le corps avec leur sabre jusqu'à la tête et la séparèrent en deux."

Au château de La Vrillère, les Bleus se saisissent de deux jeunes filles et tentent de les emmener prisonnières. L'une d'elles se cramponne au fauteuil de sa mère impotente. Un soldat, furieux de ne pouvoir lui faire lâcher prise, dégaine son sabre et lui tranche la main. Dans d'autres cas, des femmes sont jetées par les fenêtres sur des baïonnettes pointées dans leur direction.

Il y eut encore beaucoup d'autres atrocités ce 17 mars que Peigné appelle la journée " du grand massacre ».

 

(p.173) « Au village de La Trônière, raconte-t-il, on voit encore aujourd'hui une petite rue où les cadavres étaient entassés et d'où coulait un ruisseau de sang jusqu'au Guineau. A La Pironnière, et en plusieurs autres lieux, des enfants, au berceau, furent transpercés et portés palpitants au bout des baïonnettes (...). A La Grange, commune du Loroux-Bottereau, on

sauva la vie d'un enfant qu'on arracha au sein de sa mère, qui avait été égorgée et sur lequel ses lèvres déjà livides étaient encore collées » (...).

 

(p.174) Les témoignages des atrocités commises sont nombreux : à Clisson, des cadavres mutilés et des personnes encore en vie sont jetés dans un puits du château; 41 personnes sont noyées à Bourgneuf-en-Retz. A Angers, on tanne la peau des victimes, afin de faire des

culottes de cheval destinées aux officiers supérieurs : « Le nommé Pecquel, chirurgien-major du 4e Bataillon des Ardennes, explique un témoin, Claude-Jean Humeau, dans une déclaration au tribunal d' Angers en date du 6 novembre 1794, en a écorchés trente-deux. Il voulut contraindre Alexis Lemonier, chamoiseur aux Ponts-de-Cé, de les tanner. Les peaux furent transportées chez un nommé Langlais, tanneur où un soldat les a travaillées. Ces peaux sont chez Prud'homme, manchonnier... » Un autre témoin, le berger Robin, raconte que les cadavres « étaient écorchés à mi-corps parce qu'on coupait la peau au-dessous de la ceinture, puis le long de chacune des cuisses jusqu'à la cheville des pieds de manière qu'après son enlèvement le pantalon se trouvait en partie formé; il ne restait plus qu'à tanner et à coudre...». Un soldat avouera à la comtesse de La Bouère avoir fait la même opération à Nantes et avoir vendu 12 peaux à La Flèche.

 

(p.175) En cela, ces hommes ne faisaient que suivre Saint-Just qui, dans un rapport, en date du 14 août 1793, à la Commission des Moyens extraordinaires déclare : « On tanne à Meudon la peau humaine. La peau qui provient d'hommes est d'une consistance et d'une bonté supérieures à celle des chamois. Celle des sujets féminins est plus souple, mais elle présente moins de solidité... .»

A Clisson encore, le 5 avril 1794, des soldats du général Crouzat brûlent 150 femmes pour en extraire de la graisse : « Nous faisions des trous de terre, témoigne l'un d'eux, pour placer des chaudières afin de recevoir ce qui tombait; nous avions mis des barres de fer dessus et placé les femmes dessus, (...) puis au-dessus encore était le feu (...). Deux de mes camarades étaient avec moi pour cette affaire.

J'en envoyai 10 barils à Nantes. C'était comme de la graisse de momie : elle servait pour les hôpitaux ".

Les Sociétés populaires, les Directoires et le Conseil des villes ne sont pas en reste comme à Angers qui prend une délibération « propre à frapper l'imagination populaire » : « Du 16 frimaire de l'an II de la République française, une et indivisible, les officiers de santé, d' après la réquisition des représentants du peuple, ont été invités à se rendre à la Maison commune pour les faire participer à l'arrêté desdits représentants portant que les têtes de tous les brigands morts sous les murs de cette ville seront coupées et disséquées pour ensuite être mises sur les murs. Le laboratoire de l'Ecole de chirurgie de cette ville a été indiqué pour faire ce travail » (...). Cependant, les officiers de santé ne paraissent pas avoir montré un bien grand empressement à répondre à la convocation car le même conseil général, trois jours plus tard, est obligé d' annuler sa délibération ne sachant que faire des têtes : « Les citoyens Pinval et Chotard chargés de se tourner vers les représentants du peuple pour savoir ce qu'on fera des têtes déposées dans le magasin du citoyen Delaunay, que les officiers de santé ont négligé de

prendre pour les disséquer, ainsi qu'ils ont été requis, et qui sentent très mauvais, rapportent que les représentants ont décidé qu'il fallait les enterrer. Il a, en conséquence, été délibéré qu'elles le seraient tout de suite... »

 

(p.175-176) Les prisons regorgent de prisonniers à tel point que les représentants du peuple demandent à la municipalité de Nantes un nouveau local « sûr et spacieux ». L'entrepôt des cafés, construction très vaste, est retenu. En raison de la déplorable tenue des lieux et du mauvais régime alimentaire, une épidémie de typhus s'y déclare : c'est une véritable hécatombe. En un mois 400 détenus y décèdent comme l'indique un rapport des commissaires « bienveillants » . Allard, Louis Chapetel et Robin, intitulé . « travaux pour les inhumations et enfouissement des animaux crevés ».

 

(p.185) Tous les districts de la Vendée insurgée se doivent de faire des recherches précises de tous les cadavres non inhumés. Ceux-ci doivent être enterrés dans des fosses profondes, recouverts de chaux vive et d'une couche de terre de trois pieds au moins. Dans le cas où des cadavres se trouveraient à l'orée d'une forêt, il faut les brûler.

Des commissaires sont même nommés pour surveiller ces inhumations. Dès le 5 février 1794, le médecin Terrier, chargé de faire enterrer « les cadavres morts par l'effet de la guerre ", signale à l'administration départementale qu'il en reste beaucoup « non enterrés ou mal ", qui infestent l'air. Il demande plusieurs fois 100 barriques de chaux « pour jeter dessus ".

 

(p.201-202) Depuis trois ans que les armées parcourent le pays, mettant tout à feu et à sang, les soldats ont aussi pris l'habitude de se livrer à des violences gratuites et à d'horribles abominations. On les voit  couramment tuer les Vendéens, les décapiter et promener leur tête

au bout d'une pique. Le général Gauvillier, commandant en chef de l'armée, s'en indigne, le 30 prairial an III : « Pour moi, c'est un crime envers l'homme, l'humanité et la générosité française. »

Rossignol, au Louroux-Béconnais donne " plusieurs coups de sabre sur la tête d'un malheureux gui refuse de le loger et menace d'attacher toute la municipalité avec ses écharpes à des chevaux, si on ne donne pas un cheval à une femme ".

 

(p.297) Des témoignages hallucinants nous sont parvenus, tel celui de Le Bouvier des Mortiers19 recueilli au Luc (Vendée), au village de La Nouette :

« Une femme, pressée par les douleurs de l'accouchement, était cachée dans une masure près de ce village; des soldats la trouvèrent, lui coupèrent la langue, lui fendirent le ventre, en enlevèrent l'enfant à la pointe des baïonnettes. On entendait d'un quart de lieue les hurlements de cette malheureuse femme qui était expirante quand on arriva pour la secourir. »

 

 

16:09 Écrit par justitia&veritas | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Chronologie des atrocités françaises dans le monde

Chronologie

 

17e-19e

Sénégal

Tshidimba Karin, Opération Sénégal / L’île de Gorée, un frisson sous le soleil, LB 27/05/03

 

Lieu de mémoire de l’esclavage, inscrit au patrimoine de l’UNESCO, l’île de Gorée était au large des côtes dakaroises, le carrefour africain du trafic des esclaves.

Palpés comme du bétail, pesés et parfois engraissés, les esclaves étaient choisis en fonction de leurs aptitudes physiques. Ainsi des Yoruba, par exemple, choisis comme ‘étalons reproducteurs’ par les grands planteurs. (…)

Avec 20 pc de ‘pertes’ durant le voyage et presque autant durant les premières années d’ ‘exil’, il s’agit là d’un des plus grands génocides qu’a connu l’humanité. Sur 20 millions d’hommes et de femmes qui ont transité par Gorée, six millions sont morts des suites des privations et des mauvais traitements. Principal centre de traite des Noirs de l’Afrique occidentale française (AOF) (…) Gorée compta jusqu’à 38 esclavageries à son ‘apogée’.

 

18e

Guyane

Guy Jucquois, De l' égocentrisme à l' ethnocentrisme, BCILL, 31, 1988

 

(p.138-139) L' extinction des Indiens de Guyane française en 3 siècles de présence française. (cf Hurault, 1972, 380 sq)

 

 

 

 

16:08 Écrit par justitia&veritas | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |