17/09/2010

(suite)

1913-

fascisme

NB: L'on sait que la France avait aussi financé Mussolini, et cela depuis 1913.

 

Gentile Emilio, La religion fasciste, éd. Perrin, 2002

(p.14) La conception de l'Etat comme éducateur du peuple par le biais du culte de la nation se développa à partir de cette idée de la patrie, en particulier avec la Révolution française. Pour les patriotes français, disciples de Rousseau, un Etat national sans religion n' était pas

concevable parce que ce n' est que sur la foi religieuse qu'ils pouvaient fonder l'unité morale des citoyens et le dévouement de l'individu au bien commun.

 

L'Etat national, avait écrit Rousseau, devait réunir « les deux têtes de l'aigle ", pouvoir politique et pouvoir religieux, en instaurant sa propre « religion civile " pour « tout ramener à l'unité politique, sans laquelle jamais Etat ni gouvernement ne sera bien constitué ". (in : Du contrat social ou principes du droit politique, livre IV, chap. VIII – « De la religion civile ») Et le devoir fondamental de l'Etat était donc de jouer le rôle de gardien suprême de la morale et de la religion, être avant tout un Etat éducateur ayant pour mission de restaurer (p.15) l' unité du corps politique et de former des citoyens vertueux en leur inculquant, en plus des dogmes de la « religion civile ", le sens du devoir civique et de l' obéissance envers l'Etat. L'Etat éducateur « doit donner aux âmes la forme nationale, et diriger tellement leurs opinions et leurs goûts, qu'elles soient patriotes par inclination, par passion, par nécessité. Un enfant, en ouvrant les yeux, doit voir la patrie, et jusqu'à la mort ne doit plus voir qu' elle. Tout vrai républicain suça avec le lait de sa mère l' amour de sa patrie : c' est-à-dire, des lois et de la liberté. Cet amour fait toute son existence; il ne voit que la patrie, il ne vit que pour elle; sitôt qu'il est seul, il est nul; sitôt qu'il n' a plus de patrie, il n' est plus ; et s'il n' est pas mort, il est pis ». (in : Considérations sue le gouvern. de Pologne, et sur sa réformation rejetée ( 1772), chap. IV, par. 435-436)

 

Pour cela, Rousseau jugeait utile de remettre au goût du jour les usages des Grecs et des Romains en instituant des fêtes collectives afin d'inculquer au peuple le sentiment de l'unité morale et de l' amour absolu de la patrie.

 

La sacralisation de la nation, qui débuta en Europe avec la Révolution française, plaça les rapports entre la politique et la religion dans une nouvelle perspective, en conférant un caractère religieux à la politique et une mission éducatrice à l'Etat. S'ouvrait alors une nouvelle époque de rivalité et de conflits entre les « religions civiles » et les religions traditionnelles. Cette rivalité impliqua tout particulièrement le mouvement national en Italie, où la présence de l'Eglise catholique rendit la recherche d'une « religion de la patrie » sur laquelle fonder l'unité morale de la Troisième Italie plus difficile et plus complexe. Le problème de la religion civile obséda (p.16) tragiquement l' esprit des patriotes italiens dès le début du Risorgimento et resta, même après l'unification, l'un des problèmes centraux de l'Etat national, influençant en permanence, et parfois de façon décisive, l'histoire italienne jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.

07-11/1916

14-18

Entre juillet et novembre 1916, la Bataille de la Somme a fait plus d’un million de morts anglais, français et allemands, mais aussi belges. Pourquoi ce carnage, dont le souvenir est entretenu par l’Angleterre, a-t-il été « enterré » par la France ?

(Pierre Miquel) (in : Les Oubliés de la Somme)

« Elle est oubliée parce que, à la suite de son échec, deux des plus grands chefs de l’armée française, Joffre et Foch, vont être virés . Or les Français ont le culte des généraux.. Et en plus, Foch, rappelé en 17, finira généralissime des armées alliées et sera l’un des négociateurs de l’Armistice. »

Dans « Le gâchis des généraux », l’historien stigmatise l’incurie du commandement français, s’arrêtant longuement sur le cas de Georges Nivelle, le seul général en chef à avoir fait l’objet d’une enquête militaire – qui le blanchira – à la suite de la tuerie du Chemin des Dames en 1917.

1916-1917

Maroc

Morocco (1916-17)

Civil War / French intervention

Suivant Eckhardt: 1,000 civ. + 1,000 mil. = 2,000

 

 

 

 

21:30 Écrit par justitia&veritas | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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