17/09/2010

(suite)

 

 

Ces failles tragiques avaient conduit les esprits lucides à mener campagne pour la création d'une CCI. Jusqu'à l'été 1996, la France ne s'opposait pas vraiment à cette avancée institutionnelle. Certains la stimulaient : Louis Joinet, Robert Badinter, quelques diplomates. Mais, à la réunion de Matignon, le ministère de la Défense a fait valoir qu'une telle institution pourrait mettre en cause des officiers français pour leur rôle au Rwanda . L' armée a imposé un revirement 3, qui s'est confirmé en août : à l'ONU,la France a pris la tête de l' obstruction à la CCI, aux côtés de pays comme l'Irak, l'Iran, la Libye, la Birmanie..., au grand scandale de ses partenaires de l'Union européenne*. Ainsi, la « marge de manœuvre » passée et future de certains galonnés en Afrique, couverts par

 

(* Cf. Afsané Bassir Pour,À l'ONU,la Frances'oppose a la création d'une Cour criminelle internationale, in Le Monde du 06/09/1996; Michel Forst, Du « Jamais plus » au,.. « Encore un peu », in La Chronique d'Amnesty d'octobre 1996. Les délégués français demandaient par exemple de subordonner la saisine de la CCI à l'accord de l'État dont ressort le coupable présumé, de celui oont ressort la victime, de celui où s'est passé le crime, et du Conseil de sécurité de l'ONU. On ne pourraitjuger que les régimes vaincus et dépourvus de tout parrain parmi les membres permanents du Conseil de sécurité.)

 

 

 

 

 

 

 

 

20:52 Écrit par justitia&veritas | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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