17/09/2010

(suite)

 

 

 

 

(p.370) La très grande majorité des pays africains, eux, se sont ligués pour obtenir une CPI efficace. Grâce à leur appui indéfectible, un compromis imparfait mais acceptable a été adopté le 17 juillet 1998 à Rome, par 120 pays sur 158 votants. Depuis, l'Élysée a fait pression sur plusieurs d'entre eux pour qu'au moment de ratifier, ils optent eux aussi pour l' exonération des crimes de guerre, afin que la France se sente un peu moins seule. Jusqu'ici (2), tous ont refusé...

 

(p.467)  En France, il n'est pas gai de jouer les Cassandre, de faire savoir que notre pays fait l'inverse de ce qu'il proclame, et que beaucoup veulent croire. Comment expliquer aux imbus de l'histoire de France que ce pays, après avoir tenté de saboter le projet de Cour pénale internationale, veut donner l' exemple de l' exonération des crimes de guerre ?

 

(p512) Le problème, c' est que les nombreux crimes de guerre, voire contre l'humanité, commis depuis 1945 par les personnels français en Indochine et en Afrique n'ont quasiment jamais été jugés. La difficulté n' est pas de se soumettre à la CPI, mais de renoncer à l'impunité - considérée par une partie des militaires professionnels comme une sorte d’ « avantage acquis ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

21:02 Écrit par justitia&veritas | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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