17/09/2010

(suite)

07/

1995

Bosnie

génocide

Bosnie / Srebrenica était bien un génocide, selon le TPI, LB 20/04/04

La chambre du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie a confirmé pour la première fois de manière définitive, qu’un génocide avait effectivement eu lieu à Srebrenica, où plus de 7000 Musulmans ont été tués par les forces serbes de Bosnie en juillet 1995.

 

Pays-Bas / Rapport Srebrenica - Le général Janvier en prend pour son grade, LB 28/01/03
Un rapport parlementaire néerlandais épingle la responsabilité du commandant de l'ONU dans Srebrenica.
En effet, il n'avait pas autorisé à temps des frappes aériennes contre les
Serbes de Bosnie à Srebrenica en 1995. Plus, de 7000 musulmans avaient péri après l'entrée des forces serbo-bosniaques dans la ville en juillet de cette année.

Simons Marlise, France examines its role in run-up to Srebrenica, International Herald Tribune, 12/12/00   

Doctors question blocking of NATO air strikes

Fall of the Bosnian town of Srebrenica to the Serbs in July 1995, and the subsequent massacre by the Serbs of thousands of Muslims. (more then 7,000 men)

For the first time, the role of the French government and a French general who in 1995 commanded the UN peacekeepers in former Yugoslavia is to be closely scrutinized.

Médecins sans frontières, a doctors organization created by the French but now international, lost 22 people who worked for the doctors, who are missing and were presumably killed. The bodies of only two have been found.

« The medical group and others who have supported the inquiry say that they want answers to a number of questions and assertions raised in newspapers and documentaries outside France about meetings that General Janvier held in late spring and early summer of 1995 withthe Bosnian Serb commander, General Ratko Mladic, who has been indicted for war crimes. They also want to address allegations that President Jacques Chirac of France ordered GeneralJanvier to hold off on air strikes.

Several news reports - consistently denied by French officials - have alleged that Mr Chirac had promised that air srikes would be halted in exchange for the Serbs releasing hundreds of UN peacekeepers that were taken hostage bythe Bosnian Serbs after NATO launched air srikes against Bosnian Serb targets in May 1995.

(...) In the Netherlands, which feels a near-national shame about the rôle of its soldiers, (...) the government has now ordered a formal investigation of the Srbrenica events to be carried out by the national institute for war documentation (...). »

 

Ex-Yougoslavie, Pas d‘officier français à La Haye, LB 9/12/97

Aucun officier ne témoignera autrement que par écrit au Tribunal Pénal international (TPI) de la Haye chargé de juger les criminels de guerre en ex-Yougoslavie, a déclaré lundi à Paris le ministre de la Défense, Alain Richard.

... La France est le seul pays européen qui refuse ouvertement de laisser ses militaires témoigner à La Haye.  Or plusieurs organisations internationales demandent que le général Bernard Janvier s’exprime sur ce qui s’est passé à Srebrenica.

 

Ch. Ly, Un officier français accusé d’avoir informé Karadzic, LB 24/4/98

Hervé Goumelon était porte-parole mais aussi agent de renseignement à Sarajevo, comme beaucoup d’autres.

Le “Washington post” accuse Gourmelon, un officier français, d’avoir donné à radovan Karadzic des indications sur des opérations que l’OTAN préparait pour l’arrêter.

 

Sur ordre de Chirac, le général français Janvier, commandant de la région de Srebrenica au moment où cette ville était menacée par les Serbes, interrompit la couverture aérienne de la localité.  Chirac a permis aux Serbes de la prendre sans coup férir.

Il s’est montré ainsi complice de l’assassinat de 10.000 hommes.

heureusement, le Parlement hollandais insiste, malgré le véto français aux Nations Unies, pour qu’une enquête ait lieu.

 

L’espion pro-serbe affaiblit la France à l’Otan, LB 4/11/98

Le commandant de l’armée de terre française, Piere Bunel, chef de cabinet du général commandant la représentation française auprès de l’Otan, a été mis en examen samedi à Paris pour ‘intelligence’ avec les Serbes de Yougoslavie.  L’officier est soupçonné avoir remis des documents classés secret-défense sur les sites militaires yougoslaves qui auraient été les cibles de frappes aériennes de l’Otan si les forces serbes ne s’étaient pas retirées du Kosovo au moment du dernier ultimatum le 27 octobre.  Pierre Bunel a reconnu les faits. 

La presse américaine avait stigmatisé en avril le rôle en Bosnie d’un autre officier français, Hervé Gourmelon, qui aurait empêché l’arrestation du criminel de guerre Radovan Karadzic.

 

Verschave François-Xavier, Noir silence / Qui arrêtera la Françafrique ?, éd. Les Arènes, 2000

(p.368) L'Etat-major est d'autant plus remonté contre la perspective d'une justice internationale qu'il est atteint, collectivement, du "syndrome Janvier". Selon plusieurs sources (3), le général Janvier, commandant des forces de l' ONU en ex-Yougoslavie, aurait reçu par téléphone de  Jacques Chirac, le 10 juillet 1995, l'injonction de "différer d'une journée des frappes aériennes » sur les troupes du général bosno-serbe Mladic qui assaillaient l'enclave de Srebrenica. Durant ce délai, Srebrenica tombait, et Mladic ordonnait un crime contre l'humanité.

 

(p.369) Ce refus des frappes aériennes faisait très probablement partie du deal négocié au nom de Jacques Chirac par Jean-Charles Marchiani, en vue de la libération de deux pilotes français 1. Mais c' est au général Janvier qu' on a fait porter le chapeau 2. Lui-même et l' armée ne

l'ont pas admis. Les demandes réitérées de témoignages d'officiers français devant le Tribunal pénal international pour l' ex-Yougoslavie - avec en perspective d' autres auditions sur le Rwanda (3) - ne les ont pas calmés (4). D'autant qu'apparaît clairement, dans la non-assistance

à Srebrenica, une responsabilité politique : celle d'une autorité constitutionnellement "irresponsable", le président de la République. On conçoit que celui-ci partage avec l'état-major la même phobie de la CPI.

 

 

 

20:44 Écrit par justitia&veritas | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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