17/09/2010

(suite)

fin 18e

 

France

Révolution Française

QUE FETEZ-VOUS LA? - Christophe Buffin

 

Certains milieux se tâtent, d'autres s'excitent; d'autres encore ont preparé leur coup depuis longtemps. Quant à nous, notre décision est bien entendu: nous ne fêterons pas 1789. Non seulement cela, mais nous ns voulons pas tolérer qu'on fête la Révolution française et nous le ferons savoir à ceux qui aurait la sotte idée de commémorer cette sotte révolution.  L'événement, tout d'abord, est français et, par conséquent, ne doit pas être commémoré en Belgique; s'il est devenu un phénomène européen, il n'en trouve pas davantage de raisons d'être célébré par nous , puisque nous en sommes les adversaires résolus.  Qui, du reste, serait assez inhumain pour accorder sa sympathie à cette longue série de massacres qui illustra la période révolutionnaire?  Des milliers de déportés et de guillotinés pour la réalisation implacable d’idéaux que des ignorants avaient été cherché entre autre chez les Spartiates: l'élimination des marginaux et des plus faibles... C' est l'occasion de montrer que la noblesse et le haut clergé ne furent pas les seules victimes des “Massacres de Septembre ", mais au contraire toutes les couches de la population, jusqu'aux révolutionnaires eux-mêmes par un juste retour du sort.  La Convention, quant à elle, décida froidement le génocide des Vendéens qui se solda par l' exécution de trois à quatre cent mille personnes et qui fut accompagné par d’étranges innovations comme la création de fonderies de graisse humaine et de tanneries de peaux de la même origine, sans parler des bateaux à fond percé uti1isés par Carrier pour les noyades de Nantes.  Cela n’étant bien sûr que pour la France, car la Révolution, avec ses agréments, a été exportée dans toute l'Europe par ses soldats surtout connus pour leur sauvagerie sanguinaire - les moins sauvages d’entre eux devinrent maréchaux d'empire.  Il est difficile d'évaluer dès lors les dégats tant humains que matériels qu'a causé cette révolution qui, pour subsister en France, devait être imposée à toute l'Europe.  Aucun pays où les républicains, puis impériaux français trainèrent leur sale drapeau n’a été épargné. En Belgique, alors Pays-Bas autrichiens, combien de villages ravagése, de populations décimées, massacrées!  Combien de monastères incendiés, pillés, vendus à la pièce, sans oublier la cathédrale de Liège démontée pierre par pierre.  Le joug français pesa lourd par sa conscription obligatoire contre laquelle se sont révoltés, avec des moyens rudimentaires, les paysans de Campine et des Ardennes; cette révolte a été écrasée dans le sang.  Dans la forêt de Soigne, Charles de Loupoigne organisa une résistance audacieuse qui suscita un nouvel espoir; il fut trahi, assassiné et on exposa sa tête à Bruxelles pour décourager les gens. Il faut avoir le goût du sang pour fêter cette révolution.

D'autres diront qu'ils ne célèbrent pas la Révolution Française pour ses massacres mais pour l'idéal de liberté qu’elle a apporté au monde avec ses droits de l'homme, ses constitutions, etc. Parlons-en! Comme toujours, ce sont qui réclament la liberté avec plus de violence qui ont des idées totalitaires derrière la tête.  La doctrine de Jean-Jacques Rousseau dont s’inspirèrent largement les Jacobins, ne pouvait avoir d’autres conséquences que le totalitarisme brutal que l'on a connu.

C'est eux qui, au nom d'une liberté toute théorique, instaurèrent la toute puissance de l’Etat dont nous souffrons aujourd’hui encore. C'est eux qui supprimèrent les communautés naturelles et intermédiaires qui existaient sous l'Ancien Régime entre les pouvoirs et les sujets, et ce afin de déraciner les hommes et de les placer seuls, individus sans défense, face à l'Etat.  La suppression des corporations et de la liberté d’association des ouvriers décrétée par les lois Le Chapelier et Allarde n'en est-elle pas la parfaite illustration? Cela fit dire à Marx dans son manifeste du parti communiste, que "toutes les libertés si chèrement acquises furent impitoyablement détruites”.  Qui peut encore nier que c'est bien la Révolution française qui a ouvert la vanne du totalitarisme quand Lénine, Trotsky, Hitler, Staline et Mao s'en sont réclamés?  Fêter la Révolution française équivaudrait à applaudir aux millions de victimes du stalinisme et du nazisme.  La liberté, l'égalité, la fraternité n'ont été pour tant de totalitaires que les gants qu'ils enfilaient pour mieux étrangler leur semblable.

CHRISTOPHE BUFFlN

 

LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE !

Paroles vaines, funestee mêmes depuis qu'elles sont devenues politiques; car la politique en a fait trois mensonges.

Louis VEUILLOT.

 

 

 

 

21:36 Écrit par justitia&veritas | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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